Tokyo – Kamakura – Tokyo
Nous retrouvons notre guide Noriko pour une journée consacrée à la visite de quelques temples et sanctuaires à Kamakura, une ville côtière située à environ une heure de route au sud de Tokyo, qui fut la capitale du Japon de 1192 à 1333. C’est de cette époque que datent généralement les nombreux édifices religieux de Kamakura, dont l’histoire est inextricablement liée aux dynasties de shoguns et de régents. Ce sera une journée d’émerveillement permanent car les temples, déjà très impressionnants par eux-mêmes, sont généralement situés dans de superbes jardins empreints de sérénité et de grâce.
Notre première étape est le petit temple bouddhiste de Hokoku-ji, surtout remarquable pour sa forêt de bambous.
Nous visitons ensuite Hachiman-gu, le plus grand sanctuaire shintoïste de Kamakura. Des couples mariés viennent y recevoir une bénédiction, ainsi que les enfants
nouveaux-nés (au 31ème jour pour les garçons et au 33ème jour pour les filles).
Puis nous nous dirigeons vers le temple Hase-dera, consacré à Kannon, la déesse de la
miséricorde. Un jardin y est consacré à Jizo, la divinité protectrice des enfants. D’innombrables statuettes sont déposées en mémoire des enfants morts-nés ou morts en bas âge.
Notre étape suivante nous conduit au Daibatsu, le grand bouddha de Kamakura,
haut de plus de treize mètres. Il n’existe qu’un bouddha plus grand au Japon, il se trouve à Nara. Un tsunami a emporté le temple qui entourait le grand bouddha il y a bien longtemps ; la statue est donc maintenant en plein air. Contrairement à celui de l’île de Lantau, ce bouddha a les mains jointes. Les fidèles pensent qu’un jour, le bouddha se lévera... et ils lui ont donc préparé d’immenses pantoufles tenues à sa disposition à proximité.
Pendant notre visite a lieu une cérémonie du thé. Noriko nous explique que ce rite est très codifié. Celui à qui l’on sert le thé, par exemple, commence par remercier, puis il tourne le bol en trois petits mouvements pour que le motif principal en soit tourné vers l'extérieur. Il boit ensuite le thé en trois gorgées, suivies d’une demi-gorgée bruyante (“il m’a tellement plu que je l’ai bu jusqu’à la dernière gorgée”). Pour finir, il admire le bol et s’enquiert auprès de son hôtesse de sa provenance, du nom de l’artiste qui l’a décoré, etc. Nous observons parmi les participants à la cérémonie plusieurs dames en jolis kimonos qui respectent le rituel. Noriko nous dit qu’il faut au minimum trois ans d’étude pour maîtriser toutes les subtilités de la cérémonie du thé. Elle-même a étudié un an avant d’abandonner...
Il est temps de déjeuner dans l’étonnant restaurant Rai-Tei, situé au milieu d’un magnifique jardin de 10 hectares décoré de reliques bouddhistes, dans lequel se trouve une autre forêt de bambous. Le restaurant se spécialise dans la confection des “soba noodles”, des nouilles à la farine de sarrasin que l’un déguste après les avoir trempées dans une sauce au soja. On nous apporte des plateaux magnifiquement agencés ; le repas est délicieux.
Dernière étape au sanctuaire Zeniarai Benten Shrine, où une croyance veut que les pièces lavées
dans le ruisseau voient leur valeur doubler. Les visiteurs s’affairent... Certains lavent des billets, y compris des dollars !
Il est temps de revenir vers Tokyo, où nous retrouvons quelques embouteillages.
Nous décidons ensuite de faire un tour à la piscine de l’hôtel, qui est un petit bijou de design. Trois voies d’eau de 50 mètres jouxtent un jacuzzi aux parois translucides éclairées de l’intérieur. Il n’y a personne ; nous avons la piscine pour nous seuls.
Dîner au restaurant French Kitchen, l’un des cinq ou six restaurants de l’hôtel, où je choisis un “Steak Frites, Parisian brasserie style”. C’est presque meilleur que l’original.
Commentaires