Hong-Kong
Horaires plus normaux pour ce dernier jour à Hong-Kong. En fin de matinée, nous nous mettons en route pour le Monastère de Po Lin, sur l’île de Lantau.
Il faut à nouveau traverser la baie pour prendre, à Central, un ferry pour Mui Wo, l’un des ports de l’île. Le panneau à l’entrée du ferry indique un prix “normal” et un prix “Deluxe”. Nous optons pour le prix “Deluxe”, pensant qu’il donne accès au pont supérieur. (C’est le cas du ferry qui traverse la baie : on paie $2.20 – environ 22 centimes d’euro – pour traverser sur le pont supérieur et seulement $1.70 pour traverser sur le point inférieur.) Une fois sur le ferry, il apparaît que le prix “Deluxe” donne en fait accès à une cabine climatisée à l’avant du pont supérieur. Quel bonheur ! La distance à couvrir n’est pas grande, mais le ferry avance au pas, et nous mettons presque une heure à parvenir à Mui Wo.
Sur place, il faut prendre le bus numéro 2 pour atteindre le monastère. Il est climatisé, lui aussi (comme tout, ici), mais surtout bondé... de touristes, qui caquètent comme des poules surexcitées pendant tout le trajet. Nous regrettons de ne pas avoir opté pour le taxi. Sur le chemin, les paysages sont superbes. Partout, le vert de la végétation et le bleu de la mer... avec ici et là quelques plages de sable. La vue est encore parfaitement dégagée.
Le monastère de Po Lin attire les touristes essentiellement parce qu’il jouxte un bouddha géant de 26 mètres, juché au sommet d’un escalier de 220 marches. La statue a un air paisible, presque bon enfant. Au pied du bouddha, des statues de divinités semblent lui présenter des offrandes. La vue sur les vallées environnantes est magnifique.
Le monastère lui-même rappelle beaucoup les temples que j’avais visités en Chine. Les moines organisent une collecte pour financer l’érection d’un bâtiment monumental derrière le temple actuel. Selon son niveau de contribution, on peut voir son nom attaché à une brique, un bouddha, etc. Le panneau se réfère à un principe bouddhique de “retour” pour récompenser les donateurs.
Nous décidons d’utiliser un moyen de transport plus rapide pour le retour : le taxi. À Hong-Kong, les taxis sont cantonnés par zone géographique. Ceux de l'île de Lantau sont bleus, mais ne peuvent quitter l’île. Nous nous faisons donc conduire à Tung Chung, une ville nouvelle qui semble être sortie du sol à l’occasion de l’installation du nouvel aéroport de Hong-Kong, qui est juste à côté. À Tung Chung, les taxis bleus forment une file d’un côté tandis que les taxis rouges, ceux qui desservent l'île de Hong-Kong ainsi que le quartier de Kowloon, forment une file séparée de l’autre côté d’une barrière. Nous laissons donc notre taxi bleu pour monter dans un taxi rouge. Je montre au chauffeur le bristol que m’a remis le concierge de l’hôtel et qui dit en chinois “merci de me conduire à l’Hôtel Intercontinental”. Ça marche…
Nous arrivons tout juste pour profiter de la fin de l’afternoon tea... après lequel, au “Club Lounge”, on sert les cocktails. Champagne Moët et petits fours de toutes sortes, dont de petits nems délicieux. Nous en profitons pour demander s’il est possible de visiter la Suite Présidentielle de l’hôtel, qui vient d’être complètement rénovée. La réponse est positive.
La suite présidentielle s’étend sur 700 mètres carrés. De sa terrasse privée, dotée d’un jacuzzi et d’une piscine “infinity” (dont le bord n’est pas visible), on a une vue imprenable sur la baie. Le séjour, dont les baies vitrées s’étendent sur deux étages, dispose d’un écran plasma géant. Il y a un bureau, une cuisine, une salle de sport équipée, une salle à manger utilisable comme salle de réunion, une chambre splendide dotée d’un “dressing” gigantesque... et une salle de bains étonnante avec une grande baignoire ronde, un sauna, un hammam... et, détail rigolo, un WC avec vue panoramique sur la baie ! Le tout décoré d’objets d’art magnifiques. Le responsable des Guest Relations, Dennis, nous présente tout cela avec un ravissement évident. La concurrence est enfoncée.
Puis nous assistons pour la dernière fois au son et lumière, depuis la promenade du bord de l’eau, ce qui nous permet d’entendre la musique qui accompagne le spectacle.
Dîner chez Yu, le restaurant de l’hôtel spécialisé dans le poisson... et qui doit fermer dans quelques mois pour rouvrir ultérieurement sous l’enseigne Nobu. Je me régale d’un Eastern Star Garoupa, un poisson blanc délicieux, que j’ai commandé sauté au gingembre avec de petits légumes. Nous accompagnons d’un verre d’un très bon Pinot Gris alsacien.
Il est temps d’admirer le panorama une dernière fois en préparant nos valises pour l’étape suivante...
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