Hong-Kong
Le décalage horaire aidant, nous nous réveillons un peu tard... après midi, en fait. Nous avons donc manqué le petit-déjeuner. Pour nous consoler, nous écoutons un peu de Mozart grâce au matériel présent dans la chambre, qui permet d’écouter le contenu de nos iPods sur des enceintes Bose de fort bonne qualité en les posant sur un support qui s’occupe également de les recharger.
Nous nous rabattons sur l’afternoon tea servi au “Club Lounge”. Petits sandwichs variés, pâtisseries, délicieux petits macarons... tout y est. Le summum, bien sûr : les scones avec de la clotted cream et de la confiture à la fraise. Presque mieux qu’à Londres.
Nous décidons ensuite de monter au “Peak”, ce sommet montagneux situé sur l’île de Hong-Kong, qui domine l’ensemble de la ville. Pour s’y rendre, il faut reprendre le ferry jusqu’à Central, puis emprunter le bus 15C, qui nous dépose à la station basse du “Peak Tram”. Le tramway, mis en service en 1888, achemine les touristes jusqu’au sommet en quelques minutes, en desservant quatre stations intermédiaires.
Le temps est très clair et la visibilité, excellente. C’est très rare à Hong-Kong, paraît-il. Du coup, la vue que l’on découvre progressivement pendant la montée est extraordinaire.
Au sommet, des ouvriers achèvent la construction d’un bâtiment en forme d’enclume... sur des échafaudages en bambous. J’avais déjà remarqué de tels échafaudages lors de mon voyage en Chine. Les tiges de bambou ont l’air d’être fixés entre elles par des morceaux de ficelle. Je ne sais pas comment on peut avoir le courage de grimper sur un machin pareil.
Les adjectifs manquent pour décrire la vue que l’on découvre du sommet, surtout compte tenu de la visibilité parfaite. Le jour commence à décliner, la lumière n’en est que plus étonnante. Difficile de s’arrêter de photographier. De certains endroits, on aperçoit le versant “sauvage” de la montagne, celui qui a échappé à l’urbanisation... pour l’instant.
Autre bonheur au sommet : il y a de l’air ! On avait presque oublié à quel point il était agréable de ne pas être écrasé par la chaleur...
Nous nous disons qu’il serait sans doute agréable de redescendre à pied plutôt que de reprendre le tram. Mais par où ? Nous demandons à l’employé du tram, mais ses explications sont incompréhensibles. Du coup, nous partons un peu au hasard, le long d’un chemin qui semble suivre la voie du tram. Au bout d’un moment, nous nous retrouvons sur une route, bordée de résidences de grand luxe. Pas de doute, elle descend. Vers où, cela semble moins clair. Nous voyons toujours bien les immeubles de Central, donc nous nous disons que nous allons dans la bonne direction, même si, compte tenu de la faible pente, il faudra sans doute un peu de temps pour arriver à destination.
Nous croisons un chemin qui descend beaucoup plus vite que la route, mais il n’est pas éclairé. Or la nuit est déjà bien tombée. Nous l’empruntons quand même. De toute évidence, nous suivons à l’envers un chemin balisé dénommé “Central Green Trail”. La pente est ardue : je serais bien incapable de faire ce chemin dans le sens de la montée ! Nous sommes dans la forêt et la seule lumière qui subsiste est celle de la ville. Nous avons droit à quelques vues magnifiques sur la ville illuminée.
Nous continuons à croiser les paneaux du “Central Green Trail” et nous voyons bien que nous nous rapprochons de la base des immeubles. L’air disparaît petit à petit et la chaleur redevient étouffante. À la fin du parcours, trempés de transpiration, nous retrouvons les voies du tram, que nous avions perdues depuis longtemps. Nous finissons notre descente à la station basse du tram.
Nous reprenons le bus 15C et embarquons sur le ferry à 20h précises, alors que commence le son et lumière quotidien. Depuis le ferry, nous pouvons voir l’animation côté Hong-Kong, mais aussi les effets lumineux du côté de Kowloon, en particulier sur la façade de l’imposant “Museum of Art”, qui jouxte notre hôtel. Nous débarquons du ferry tout juste pour assister aux dernières notes du bouquet final du spectacle.
De retour dans notre chambre d’hôtel, nous regardons le “Peak”, d’où nous venons, et nous nous disons que nous n’aurions peut-être pas décidé de faire la descente à pied si nous avions vu les choses sous cet angle au moment de prendre notre décision.
Nous décidons de faire un tour à la piscine de l'hôtel, installée au 3ème étage. Il y a d’un côté un jacuzzi donnant sur la baie, sans séparation visible (une photo que l’hôtel utilise beaucoup dans sa promo). De l’autre côté, une piscine gigantesque et déserte nous permet de nous délasser de nos efforts de la journée. Elle nous rappelle un peu (en mieux) la piscine du Holiday Inn de la Nouvelle Orléans, elle aussi située sur un toit intermédiaire de l’hôtel ; nous y plongions avec bonheur après nos journées dans la chaleur étouffante de la Louisiane.
Pour finir la journée, nous dînons au restaurant Harbourside, au niveau inférieur de l’hôtel. On y propose un buffet absolument gigantesque. Il est bien difficile de choisir. Et nous n’avons qu’une demi-heure avant que le buffet ne ferme. Nous terminons par des kiwis et des chous à la crème en brochette que l’on plonge dans une fontaine de chocolat... Le sommeil ne devrait pas être trop dur à trouver.
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