Pamalican – Hong-Kong
Nous nous sentons un peu chassés du jardin d’Eden, mais il faut bien reprendre le chemin de la civilisation... Sachant que notre correspondance à Manille serait extrêmement serrée, les employés de l’hôtel ont fait en sorte que l’avion de Pamalican à Manille parte une vingtaine de minutes plus tôt que prévu. Nous prenons notre dernier petit-déjeuner avec un dernier jus de calamansi, un citron vert local, avant d’être conduits à l’avion dans une voiture de golf.

Mafalda, la femme du directeur du “resort”, fait partie des huit passagers à bord du Dornier 228. Elle est portugaise, comme son mari. Elle nous raconte un peu sa vie et nous vante les mérites d’Amanjena, l’hôtel de Marrakech dont son mari a été directeur avant de venir à Amanpulo. Je regarde défiler les paysages et je me prends pour Yann Arthus-Bertrand.
Arrivés à Manille, nous sommes rapidement dirigés vers une voiture qui n’attend que nous et nos bagages. Nous allons de l’aéroport à l’aéroport, mais par l’extérieur. La circulation est dense, et l’aéroport est sous haute surveillance : contrôle des voitures (la nôtre est accréditée et bénéficie d’une file réservée), contrôle des bagages dès l’entrée dans l’aérogare, dont l’accès est strictement réservé aux voyageurs. L’enregistrement au comptoir Cathay Pacific pour notre vol CX900 à destination de Hong-Kong se fait sans souci, mais il faut encore payer la taxe d’aéroport, faire la queue à l’immigration dans une chaleur accablante puis repasser un filtre de sécurité. Nous parvenons à la porte alors que l’embarquement a commencé ; nous ne verrons donc pas à quoi ressemble le salon Cathay de Manille.
Le vol est court — 1h30 — et nous retrouvons nos places 86H et 86K sur le pont supérieur du Boeing 747. Le personnel a le temps de nous servir un déjeuner excellent. Il y a longtemps que je n’ai pas mangé du bœuf aussi bon dans un avion. Air France devrait en prendre de la graine. L’arrivée à Hong-Kong est un rêve : notre hôtel, le Landmark Mandarin Oriental, a dépêché une charmante jeune-fille qui nous attend à la sortie de l’avion. Elle nous propose de nous installer dans une petite voiture électrique qui nous conduit rapidement à l’immigration. Là, privilège inespéré, elle nous dirige vers une file prioritaire marquée “courtesy channel”, qui nous permet de passer devant une bonne centaine de passagers en train de faire la queue. Nous arrivons bien entendu les premiers au tapis de livraison des bagages, qui se met en route à cet instant précis. Nos bagages sont parmi les premiers sortis. Vingt-cinq minutes après que l’avion a posé les roues sur la piste, nous sommes installés dans la voiture à destination de l’hôtel.

![]()
![]()
Nous découvrons notre hôtel, le Landmark Mandarin Oriental, le dernier fleuron de la chaîne hôtelière. Situé au cœur du quartier de Central, sur l’île de Hong-Kong, il est privé de vue sur la baie. Mais c’est un petit bijou de design contemporain parfaitement maîtrisé. Notre chambre — de type L600 dans la terminologie de l’hôtel — est située dans un coin du bâtiment au douzième étage. La salle de bain, séparée de la chambre par un mur en quart de cercle, occupe le coin lui-même et est dotée d’une baignoire circulaire spectaculaire. Le reste de la chambre, de part et d’autre de la salle bain, se divise naturellement en une zone salon et une zone chambre. Tous les raffinements technologiques sont présents : réseau Internet sans fil, branchements pour écouter un lecteur MP3 sur les hauts-parleurs de la chambre, etc.
Nous décidons de partir à la découverte du superbe spa de l’hôtel. Du côté des hommes, il y a quatre saunas et hammams, ainsi qu’une “vitality pool”, une sorte de jacuzzi géant. Le tout dans un décor somptueux. Nous nous délectons de l’excellent hammam à l’eucalyptus avant de prendre une douche glacée (alimentée par un tas de glace), puis nous nous reposons dans la salle de relaxation, plongée dans une demi-pénombre.
Nous pensions aller prendre un verre au MO Bar, le bar de l’hôtel, mais nous changeons vite d’avis lorsque nous entendons le volume sonore dès la sortie de l’ascenseur, bien avant d’approcher l’entrée.
De toute évidence, le MO Bar cherche à se positionner comme le bar où “l’on” (les expatriés surtout, apparemment) se retrouve le soir après le travail dans une ambiance... assourdissante. On se croirait un peu à Londres un vendredi soir, lorsque les pubs se remplissent d’hommes en costume et au goût immodéré pour la bière. Du coup, nous sortons dans Central et nous promenons un peu dans la ville survoltée du vendredi soir.
Hong-Kong est pleine de contrastes : on a beau être au milieu des gratte-ciel de l’un des centres mondiaux de la finance, on s’étonne de trouver de temps en temps à un coin de rue une impasse dotée d’un marché de bric et de broc aux stands brimbalants. Nous nous perdons un peu dans le labyrinthe des centres commerciaux et des passages qui enjambent la rue pour fluidifier la circulation des piétons. Nous prenons un verre au Landmark Café, au cœur du centre commercial qui jouxte l’hôtel.
Nous dînons pour moins de 10 euros dans un établissement qui ressemble beaucoup à un diner new-yorkais, et où l’on sert une quantité impressionnante de plats à base de riz, de nouilles, etc. Il ne semble pas y avoir beaucoup d’occidentaux.
Commentaires